Fermer

Intentions de prière
Nom
Donnée Invalide
Courriel
Donnée invalide
Intentions de prière
Donnée Invalide
Retaper les lettres SVP... Retaper les lettres SVP...
Donnée Invalide

vos intentions


Entrez dans l’espérance!

Le thème de la saison des pèlerinages 2010 portera sur l’espérance.  

Voici la présentation de ce thème tel que proposée
par l’équipe de pastorale du Sanctuaire.

Crise d’espérance

De nos jours, des gens de toutes catégories ont vu leur espérance mise à rude épreuve. Des populations déportées, exilées, déracinées ont gardé courage et force dans l’adversité; des malades aux prises avec une maladie incurable ou un handicap sérieux ont vécu dans la sérénité et la confiance; des couples au parcours difficile et orageux sont parvenus à vivre dans l’harmonie et le respect mutuel; des jeunes en dépendance des drogues, de l’alcool, du sexe et des jeux du hasard ont vécu des libérations incroyables; des victimes de cataclysmes naturels, de la violence ou de la guerre ont donné à la face du monde un témoignage d’un goût de vivre bouleversant. Notre Église elle-même voit présentement son espérance mise à rude épreuve devant le vieillissement de ses effectifs, le peu de relève, la perte de crédibilité et l’objet de la haine. 

Et voilà que le monde attend de nous, chrétiens du XXIe  siècle, une parole et un témoignage d’espérance, selon l’invitation de l’apôtre Pierre : « Soyez toujours prêts à justifier votre espérance devant ceux qui vous en demandent compte. Mais que ce soit avec douceur et respect, en ayant une bonne conscience » (1 P 3,15-16). 

Cependant, pour le pape benoît XVI, « les chrétiens doivent apprendre de manière renouvelée en quoi consiste véritablement leur espérance, ce qu’ils ont à offrir au monde, et ce que, à l’inverse, ils ne peuvent pas offrir.» (Encyclique Spe salvi, No 22.)

Prophète d’espérance

L’homme de science Pierre Teilhard de Chardin, jésuite,  a été un grand prophète de l’espérance au 20e siècle. Il nous encourage à tenir bon et à nous armer de courage pour traverser les jours sombres.  « Ne vous découragez pas. La vérité de la vie est dans une espérance indéfectible que le soleil finira par dissiper tous les nuages. Décidez-vous à ne plus vivre dans le passé. On ne convertit que ce qu’on aime! Si le chrétien n’est pas en pleine sympathie avec le monde naissant, s’il n’éprouve pas en lui-même les aspirations et les anxiétés du monde moderne, s’il ne laisse pas grandir en son être le sens humain, jamais il ne réalisera la synthèse libératrice entre la Terre et le Ciel d’où peut sortir la Parousie du Christ Universel. Mais il continuera à s’effrayer et à condamner presque indistinctement toute nouveauté, sans discerner, parmi les souillures et les maux, les efforts sacrés d’une naissance. Je pense que le monde ne se convertira aux espérances célestes du christianisme que si préalablement le christianisme se convertit (pour les diviniser) aux espérances de la terre. » 

(Extrait du dossier thématique 2010 conçu et réalisé par Paul Arsenault o.m.i. et Thérèse Nadeau Lacour, théologienne)

De nos jours, des gens de toutes catégories ont vu leur espérance mise à rude épreuve. Des populations déportées, exilées, déracinées ont gardé courage et force dans l’adversité; des malades aux prises avec une maladie grave  ont vécu dans la sérénité et la confiance.


Mot du Vice-recteur à la pastorale 

Vous prévoyez revenir en pèlerinage au Sanctuaire de Notre Mère cette année? Nous serons heureux de vous y accueillir en son Nom. Toute une équipe de Missionnaires Oblats de Marie Immaculée aidée d’un partenariat avec les Carmes, les Voluntas Dei et les Petites Sœurs de la Sainte-famille seront à votre disposition. Vous trouverez aussi sur place l’équipe de Cap-Jeunesse, un service d’écoute, et des personnes pour prier avec vous. D’autres personnes mettent leurs talents et leur travail au service du Sanctuaire : les sacristains et les animateurs qui vous feront chanter votre foi. Il ne faut pas oublier les hôtesses du service d’accueil ainsi que les secrétaires du bureau des pèlerinages et du secrétariat général. Il y aussi le personnel accueillant du restaurant ainsi que celui de l’hôtellerie de la Madone et du magasin des souvenirs sans oublier et l’équipe à d’entretien et d’embellissement des jardins. Le Sanctuaire Notre-Dame-du-Cap ne serait ce qu’il est sans la collaboration empressée  des bénévoles qui se préparent déjà à vous offrir un  beau séjour en ce lieu béni.

Comme nouveau vice-recteur à la pastorale, je ne serai pas un nouveau visage pour vous. Ayant œuvré au sanctuaire durant  les 15 premières années de mon ministère,  et ces 5 dernières années davantage dans le secteur anglophone en saison estivale, je reviens à votre service pour coordonner l’ensemble des pèlerinages et des liturgies.  Bienvenue à vous tous que vous veniez en autobus, en auto, en bateau, à pied, en famille, en association, en motorisé ou en bicyclette! Marie vous attend les bras ouverts!

Yoland Ouellet, o.m.i.


UNE INVITATION À ALLUMER
UN LAMPION DURANT MOIS DE MAI

Nous vous invitions à faire brûler un ou des lampions à vos intentions, à celle de votre famille ou des vos ami-e-s  devant la statue de Notre-Dame du Cap durant le mois de mai. 

 Coût

Grand lampion 5 jours : 5$

Un reçu d’impôt sera émis pour tout achat dépassant 10$

 Faites parvenir le paiement au :

Sanctuaire Notre-Dame-du-Cap
Lampion mois de mai
626 Rue Notre-Dame Est
Trois-Rivières, Qc,  G8T 4G9


LES STATIONS DU ROSAIRE ONT CENT ANS

Les quinze monuments des mystères du Rosaire qui forment une couronne
autour du Petit Sanctuaire ont été mis en place entre les années 1906 et 1910.

Par Jérôme Martineau

C’est en décembre 1905 que fut lancée la campagne de souscription dans le but d’ériger au Sanctuaire Notre-Dame-du-Cap des statues grandeur nature qui représenteraient les quinze mystères du Rosaire. Sept mois plus tard, soit en juillet 1906,  la barge Zéphir déposait sur le quai à 300 pas du Sanctuaire les deux premiers monuments  qui représentent les premiers mystères douloureux : l’Agonie de Jésus et le Couronnement d’épines. Ces monuments  ont été coulés à la Maison Maurice Denonvilliers à Paris. Cette entreprise parisienne était spécialisée dans la fabrication d’articles de fonderie comme des statues religieuses. Maurice Denonvilliers a gagné une médaille d’or décernée par le Vatican pour la réalisation en 1888 d’une statue de bronze du pape Léon XIII. 

 C’est en novembre 1910 que les deux derniers groupes ont été livrés : la Pentecôte et le Couronnement de la Sainte Vierge. Cela fera cent ans à la fin de l’année 2010 que ce projet grandiose pour l’époque s’est terminé. Oui, grandiose était ce projet pour le début du 20e  siècle car il a fallu faire de gros travaux de terrassement pour rendre le terrain apte à recevoir ces lourdes pièces. Un incident est d’ailleurs survenu au printemps1912 lorsqu’un éboulement a entraîné le groupe de la Résurrection  dans le fond du ravin suite à une lourde pluie qui s’était abattue dans la nuit du 19 au 20 avril. 1912. Heureusement les statues n’ont pas subi de dommage car la descente s’est faite lentement.

Une souscription populaire a permis de rassembler les sommes d’argent nécessaires à la réalisation de ce projet. Chaque groupe coûtait à l’époque 750$. Cette somme était consacrée à l’acquisition de chacune des œuvres. Elle ne comprenait pas les travaux reliés à la préparation du terrain.

 Il est intéressant de lire dans les Annales du Très Saint Rosaire les résultats de cette campagne. Les gens recueillaient dans leur entourage les dons. Une dame Gallant de Shédiac au Nouveau-Brunswick a fait parvenir la somme de 4.00$  qu’elle avait recueilli auprès de 34 donateurs. Les groupes de monuments ont été offerts par des associations, des communautés religieuses ou par des individus. Par exemple les Filles de Jésus de Trois-Rivières ont offert le groupe du Recouvrement de Jésus au Temple. Les Tertiaires Franciscains de la paroisse Saint-Roch à Québec ont donné La Nativité. Pour leur part les paroissiens de Cap-de-la-Madeleine ont donné l’argent nécessaire à la réalisation du groupe de l’Assomption de la Vierge. Les abonnés des Annales ont été généreux car ils ont souscrit directement pour l’acquisition de trois groupes de mystères : la Visitation, la Présentation de Jésus et la Flagellation de Jésus.

Il faut de même souligner le travail bénévole offert par des paroisses de la région. Les Annales de Notre-Dame du Cap racontent la générosité des paroissiens de Sainte-Angèle-de-Laval, municipalité de la rive sud située en face de Trois-Rivières. Ils sont venus à deux reprises au cours de l’année 1909 aider au transport des voyages de terre pour remblayer le terrain. Le 4 octobre de la même année, trois groupes de la paroisse Saint-Maurice, soit neuf hommes, ont fait de même. La corvée initiée par la paroisse Saint-Maurice s’est poursuivie tout au long de l’automne.

Le père Eugène Nadeau o.m.i,, chroniqueur aux Annales,  a écrit : « Nos mystères du Rosaire reposent sur un socle de pierre, mais aussi sur le socle des sacrifices, des journées de labeur, des soupirs et des aumônes du peuple. »

La bénédiction de chacun des groupes du Rosaire était l’occasion d’une manifestation publique qui rassemblait un nombre impressionnant de pèlerins. Les chroniqueurs de l’époque rapportent ces événements. La bénédiction du monument de l’Agonie, don de la société de Tempérance de l’église Saint-Pierre à Montréal, s’est déroulée le 9 septembre 1906. Mgr Paul Bruchési, archevêque de Montréal s’est rendu au Sanctuaire en compagnie de 1100 hommes et jeunes gens de la paroisse. Ce pèlerinage spécial avait été organisé par le père G.-E. Villeneuve, o.m.i, La bénédiction du Couronnement  de Marie, don des Tertiaires franciscains de Montréal, a attiré 5000 pèlerins. Quatre trains organisés par les Franciscains sont venus au Cap-de-la-Madeleine à cette occasion.

La coordination de tout ce travail avait été confiée au père Dominique Pro’homme, un français qui venait de se joindre à l’équipe du Sanctuaire. Il a assumé la responsabilité artistique du projet. On a écrit de lui « qu’il a mit toute son ardeur normande, son goût de l’esthétisme averti et surtout sa piété tendre envers la Vierge, dont il avait desservi huit ans un des plus beaux sanctuaires de France, celui de Pontmain.  Il révisait soigneusement les croquis des fondeurs et il ne voulait laisser couler le métal que dans des formes élégantes et artistiques. »

Voilà l’histoire d’une des belles pages de la vie du Sanctuaire. Encore aujourd’hui et pour longtemps encore les mystères du Rosaire continueront à favoriser la prière des pèlerins.

Les terrains du Sanctuaire tels qu’ils apparaissaient quelques années
après l’installation des monuments dans les jardins nouvellement aménagés.

 Carte postale montrant le monument de la résurrection de Jésus.

On y remarque que l’aménagement paysagé n’est pas le même que celui que l’on peut voir aujourd’hui.

 

La mort de Jésus en croix.

 

L’Annonciation sous la neige.