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On court pour beaucoup de choses aujourd’hui. Le temps se fait court. On court pour le travail, pour les rencontres, pour sauver du temps ou pour faire ses courses! J’entends tellement souvent les gens dire à quel point ils manquent de temps et même qu’ils manquent de souffle. C’est comme si ce style de vie était la manifestation d’une angoisse non nommée dans notre monde actuel. Comme si on courrait parce qu’on n’est pas sûr d’avoir un lendemain. On veut tout vivre tout de suite car on ne sait pas ce que demain nous réserve. On a peut-être un peu perdu l’art de perdre du temps, de savourer le temps et d’accepter qu’on aura le temps plus tard de faire le reste.

Toutefois, il arrive que l’on court pour autre chose. Parfois c’est par amour ou par espérance. Ce n’est pas la crainte ou l’angoisse qui nous fait courir, mais le désir de la rencontre. En ce merveilleux dimanche de Pâques, l’évangéliste Jean nous montre Pierre et Jean, apôtres et grands amis de Jésus, courir vers le tombeau (Jn 20, 1-9). Jean – plus jeune que Pierre –, est plus rapide à arriver au but. C’est comme si c’est l’espérance qui lui donne des ailes!

À notre tour, ne restons pas assis chez nous à manquer le plus important. Pâques nous donne certainement une belle occasion de nous remettre en marche, et même en course! C’est la rencontre qui nous attend, la surprise indépassable, l’inattendu qui change tout. Jésus n’est plus au tombeau. Le Christ est vraiment ressuscité! La vie est plus forte que la mort. Et l’espérance ne déçoit pas.

Mes meilleurs vœux de Pâques à tous les amis du Sanctuaire, à nos partenaires, aux visiteurs et aux pèlerins. Puissions-nous courir dans l’espérance et accueillir la joie de Pâques!

P. Pierre-Olivier Tremblay omi, recteur

27 mars 2018