Thème de la Neuvaine de l’Assomption 2022 : Espérant contre toute espérance

PROGRAMATION À VENIR

Cette année, Alors que nous sortons peu à peu de la pandémie, non pas sans garder de cette épreuve des traces encore difficiles à porter, nous désirons que le Sanctuaire Notre-Dame-du-Cap soit, cette année, un lieu où il fait bon nous retrouver pour faire le plein d’espérance. Nous désirons assumer l’espérance jusqu’au bout, non pas en espérant « tout court », mais en « espérant contre toute espérance » (Rm 4,18), comme nous le suggère saint Paul. 

DIMANCHE 7 AOÛT : Je ne t’abandonnerai jamais
Il nous arrive bien souvent de trouver que la vie est difficile. Elle semble l’être bien davantage depuis la pandémie. En plus, la guerre s’est mise de la partie au cours de l’hiver. Nous avons vraiment de quoi nous demander où notre monde s’en va. Le découragement, la morosité, le cynisme peuvent nous envahir. Ou encore la peur, l’anxiété, l’angoisse. Dans les conditions actuelles du monde, est-il encore possible d’oser vivre dans l’ouverture? Est-il encore possible de vivre dans l’amour, dans la foi, voire même… dans l’espérance?

LUNDI 8 AOÛT : Il reviendra
Avec la pandémie que nous avons connue, nous avons hâte de retrouver une vie plus régulière. Tout en conservant précieusement, bien sûr, ce que nous avons appris de cette épreuve. Notre regard demeure alors tourné vers l’avant et nous attendons des jours meilleurs. En même temps, nous pouvons nous questionner au sujet de l’avenir. Est-ce que nous avons de l’avenir? Est-ce que les jeunes ont de l’avenir? Sera-t-il ensoleillé, nuageux, un mélange des deux?

MARDI 9 AOÛT : Donne-moi à boire
Tout en ayant le regard tourné vers l’avenir, nous sommes pleinement engagés dans le présent. Or, s’il y a une réalité qui nous appelle dans notre aujourd’hui, c’est bien la réalité des pauvres. Entre eux et les riches, le fossé ne cesse de s’élargir. Pendant ce temps, le coût de la vie augmente. Est-il possible de sortir de ce cercle vicieux où les riches deviennent toujours plus riches, et les pauvres toujours plus pauvres? Notre foi peut-elle changer quelque chose dans notre façon d’être en relation avec les pauvres, de nous engager en leur faveur?

MERCREDI 10 AOÛT : Dans le souffle de l’Esprit

Si nous regardons ce qui se passe dans nos paroisses, il est difficile d’y trouver des raisons d’espérer. Les membres de nos communautés vieillissent. Nos paroisses sont fusionnées. Les prêtres sont de moins en moins disponibles. Nous pouvons penser que cette décroissance va se poursuivre. Est-il possible d’espérer vivre quelque chose de neuf dans nos communautés chrétiennes?

JEUDI 11 AOÛT : Fais que je voie
Il y a diverses manières de regarder le monde dans lequel nous vivons. Nous pouvons poser sur lui un regard qui ne nous fait remarquer que ce qui ne va pas. Nous pouvons aussi, de façon un peu naïve, le regarder avec des lunettes roses et ne voir que ce qui est beau et bon. Nous pouvons aussi chercher comment Dieu est présent et à l’œuvre, comment, dans nos passages de la mort à la vie, il nous fait voir son Royaume en train d’advenir. Mais est-il possible d’apprendre à voir Dieu présent et à l’oeuvre, afin de vivre dans l’espérance?

VENDREDI 12 AOÛT : La terre, notre maison commune
Avec les changements climatiques que nous connaissons, l’avenir de notre planète est de plus en plus inquiétant. Les jeunes – et plusieurs parmi les moins jeunes – en sont très préoccupés. Comment l’appel à vivre dans l’espérance peut-il nous aider dans la sauvegarde de notre maison commune? Est-ce que l’espérance nous oriente vers le ciel au point de nous désintéresser de ce qui se passe sur la terre?

SAMEDI 13 AOÛT : Venez à l’écart
La pandémie dont nous sortons peu à peu laisse plusieurs personnes fatiguées. Nous avons besoin de repos, de renouvellement, de vie nouvelle. Nous allons trouver cette nouvelle vie dans les relations qui font partie de nos vies, mais nous ne pouvons pas ignorer le rôle que jouent, dans cette quête, l’intériorité, le recueillement, le silence profond. Est-ce que l’appel à l’espérance qui nous vient de Dieu peut nous aider en ce sens?

DIMANCHE 14 AOÛT : Dans la joie du ciel
Dans notre monde éprouvé de toutes sortes de manières, nous avons besoin de joie. Le Pape François apporte une contribution de marque en ce sens. Dès les premiers mots de certains de ses écrits majeurs, il nous oriente vers la joie : « La joie de l’Évangile… »; « La joie de l’amour… »; « “Soyez dans la joie et l’allégresse” (Mt 5, 12)… ». De plus, dans sa manière d’être et d’agir, il incarne beaucoup la joie de l’Évangile. Or y a-t-il autre chose qui puisse être réalisé, dans l’Église, pour cultiver en nous la joie, et la joie véritable?

LUNDI 15 AOÛT : Marie, élevée dans la gloire
Si nous sentons le besoin d’être soutenus dans notre espérance, nous pouvons poser notre regard sur Marie. Nous pouvons contempler ce que Dieu a réalisé en elle, remarquer la joie de Marie, et nous réjouir avec elle de cette joie dans laquelle elle se trouve. Plus nous aimons Marie, plus nous pouvons partager sa joie, et trouver en cela une consolation pour nous. C’est pour nous une manière de l’aimer gratuitement, elle qui nous aime gratuitement, inconditionnellement.